Des permanences régulières

 

  • Après six mois d’intervention à l’hôpital de Crest, quel premier bilan dressez-vous ? Combien d’usagers avez-vous pu accompagner concrètement dans l’activation ou la prise en main de Mon espace santé ?

Nous avons observé une évolution plutôt positive de notre activité dans les locaux de l’hôpital de Crest.
Si au début, nous étions plus dans une dynamique de « démarchage » vers les patients en attente de consultation pour présenter Mon espace santé, dorénavant, le public se dirige naturellement vers notre stand pour nous poser les questions. Ce changement est dû à une meilleure communication autour de notre action dans la presse locale. Le côté régulier de cette permanence permet de valoriser l’image de ce rendez-vous mensuel.

Nous avons accompagné une centaine d’usagers autour de cette action, que ce soit pour des renseignements, l’activation de l’espace ou l’installation de l’application. Le public a généralement entendu parler de mon espace santé et reçoit parfois des mails à ce sujet.  Mais il n’a pas toujours une représentation concrète du dispositif. En les aidant à installer l’application, nous leur offrons une vision plus claire et globale sur leur parcours de santé.

 

  •  Le partenariat entre votre Espace Public Numérique (EPN) et l’hôpital de Crest est un modèle de coopération. Comment est née cette initiative, et en quoi le positionnement de vos médiateurs au sein même de l’établissement est-il perçu comme une plus-value par le personnel soignant et les usagers dans le parcours de soins ?

Cette initiative s’est construite lors d’une candidature autour d’un appel à projet départemental, dans lequel nous devions développer des actions en direction du public au-delà de notre structure d’accueil, à Saillans.
J’ai été accompagné dans sa mise en place par les responsables de notre réseau des EPN de la Drôme, « les éclaireurs du numérique », et lors des premières rencontres avec la direction de l’hôpital de Crest.
La plus-value d’un médiateur dans cette activité est son savoir-faire pédagogique pour accompagner le public à l’autonomie dans les usages du numérique. Également, sa maîtrise technique de l’outil permet de régler les situations bloquantes.

 

Des publics variés

  • Vos stands ciblent des publics variés (fragilité numérique, personnes âgées, etc.). Quel est le principal défi technique ou psychologique à lever sur le terrain ? Et quelle est la « méthode Crest » de votre EPN pour rendre Mon espace santé accessible, sécurisant ?

Le défi principal est surtout psychologique, avec un public un peu éloigné du numérique qui dévalue ses compétences autour de l’usage du smartphone ou de l’ordinateur. Les gens sont rassurés par notre présence physique, et nous leur accordons tout le temps nécessaire pour répondre à leurs questions. Nous faisons en sorte que leur prochaine utilisation soit la plus simple possible, en totale autonomie. Et si quelque chose bloque, les usagers pourront nous retrouver le mois prochain au même endroit pour que l’on fasse le point.

 

  • Au-delà des chiffres, quels sont les bénéfices concrets (en suivi médical, lien ville-hôpital, autonomie) que les usagers vous remontent le plus souvent ?

Les patients sont agréablement surpris de retrouver l’ensemble de leurs documents, dont les plus récents, directement à disposition après l’installation de l’application. Mon espace santé soulage les usagers dans l’appréhension qu’ils peuvent avoir en amont d’un rendez-vous médical, où il existe une peur d’avoir oublié des documents à présenter à son professionnel de santé. Une autre fonctionnalité qui intéresse généralement est la possibilité d’indiquer son groupe sanguin et ses contacts de confiance en cas de prise en charge urgente.

 

D'autres projets à venir

  • Après cette phase d’implantation réussie, quelle est la prochaine étape pour l’EPN à l’hôpital de Crest ? Quelle est votre feuille de route pour les mois à venir afin d’assurer la pérennité et l’évolution de ce dispositif ?

Pour le moment le stand Mon espace santé est prévu jusqu’en décembre 2026, toujours en partenariat avec la CPAM de la Drôme. Un bilan aura lieu à mi-parcours afin d’évoquer les perspectives d’évolution du dispositif.

Il est envisageable d’imaginer d’autres actions, potentiellement à destination des résidents de l’EHPAD, en utilisant les Chèques d’Accompagnement Numérique mis en place par le département d’ici quelques mois.

Tout est encore à imaginer autour de ce partenariat récent !

 

Merci Jérémie SERME.